Comité National

de Résistance et de Reconquête

DORDOGNE

CL2R Périgueux

correspondants : Erwan et Chantal

adresse mail : cl2rdordogne@gmail.com

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28 février 2020, compte rendu réunion CL2R Périgueux

02/27/2020

Crd de la réunion du CL2R de Périgueux du 28-2-2020
16 présents : militants, syndicalistes, gilets jaunes, élus municipaux...
Rappel sur ce qu’est le CN2R : Comité de Résistance et Reconquête des acquis de 1936-45 :
http://www.cnrr2018.sitew.fr/Qui_sommes_nous_.D.htm et cliquer sur le lien « qu’est ce que le
CNRR... » et sur un aspect actuel : l’article de Stéphane Jouteux dans Informations Ouvrières (IO) de
cette semaine. (En PJ).
En résumé : Malgré les mobilisations les plans passent les uns après les autres. Anéantissement des
acquis de 36-45 en particulier protection sociale et du système de santé qui pourtant avait été
performant par exemple avec la baisse de la mortalité infantile, directement liée aux acquis de 45.
Contre cette destruction, que font les organisations syndicales ? Devant les obstacles, des militants se
sont regroupés depuis 2012 pour constituer en octobre 2017 le CNRR qui lance un appel pour la
défense et la reconquête des acquis ouvriers.

 

Macron exerce un pouvoir de plus en plus de dictateur. Les comités locaux se sont constitués puis
structurés avec une délégation permanente à l’échelle nationale. Le mouvement des GJ a confirmé
l’analyse de la situation et ce n’est pas un hasard si des GJ font parti de ces comités et si des
syndicalistes de ces comités sont devenu GJ. Le mot d’ordre du retrait tient bon depuis 75 jours.
Certains comités en sont à aller sur le terrain en tant que tel, avec leurs banderoles. Le 28 mars se
tiendra à Paris, une assemblée des délégués des comités locaux pour coordonner la discussion et
élaborer éventuellement quelque chose de concret.
Dans la discussion :
Ce gouvernement a un comportement de plus en plus décalé et inhumain. Exemple lu dans IO :
Ferrand refuse une minute de silence à l’AN pour Élodie, infirmière tuée par un patient en psychiatrie
le 13 février à Thouars et Buzin fait un simple tweet et l’ignore dans ses discours… Et l’arrogance de
ce gouvernement concernant la répression qu’il fait subir aux gilets jaunes.
Ils y a eu d’autres acquis depuis 36-45 : retraite à 60 ans en 83, sous Bérégovoy et les 35 h. Bien que
les 35h, comme annoncé par Roger-Vasselin : « pas d’embauche et pas de baisse de productivité » ce
sont soldées par l’augmentation des burn-out et des dépressions chez les salariés. Le départ à 60 ans
c’était dans le contexte de l’Insérer une formule éleéleélection de Mitterrand, mesure remise bien
vite en question par la suite. Par contre les 35h ce n’était pas une revendication ouvrière mais une
offensive menée par la CFDT pour flexibiliser le travail et augmenter la rentabilité au détriment des
conditions de travail. Pour les 35 h, les embauches à ENEDis ça a abouti à baisser la masse salariale.
La convergence c’est ce qu’il faut pour gagner. Le 16 mars il y a des appels dans de nombreux
secteurs. Mais en Dordogne, la convergence avec les syndicats c’est plus compliqué qu’ailleurs et ce
malgré les liens créés entre les Gilets jaunes et syndicalistes et enseignants….Pourtant dans d’autres
départements (et on l’a vu dés l’ADA des GJ de St-Nazaire,) il y a eu des appels communs syndicats,
GJ. Au national, les syndicats sont repartis sur les opérations saute-mouton à perpette. Prochaine
mobilisation intersyndicale le 31 mars (en quelle année pendant qu’on y est ?). Et il y a les
manoeuvres de division comme dans les hôpitaux où on s’escrime à mobiliser les hospitaliers en
dehors des mobilisations sur la réforme des retraites comme si ce n’était pas le secteur par excellence
où il faut faire le lien : la réforme des retraites c’est la casse de la SS. La SS c’est ce qui finance les
hôpitaux. Est ce que les cadres syndicaux comprennent qu’on est dans une situation révolutionnaire,
que ce gouvernement se fout des revendications et veut faire ses réformes à tout prix. Si les syndicats
ne prennent pas la place qui est la leur (aider à la mobilisation, à la grève interpro, au blocage du pays
pour gagner) ils vont se faire éjecter et peut être faut-il discuter comme ça pour convaincre les cadres
syndicaux ? Mais est-ce qu’on est bien dans une situation de révolution/contre révolution. Peut être
pas encore. Mobilisation qui tient à 75 jours de grève : du jamais vu (malgré la non généralisation de
la grève et les appels à la trêve etc..). En même temps, 60 à 70 % de la population est contre la
réforme des retraites mais sont-ils mobilisés ou en grève ? Non. Il y a beaucoup de difficultés et de
manque d’information encore. Les enjeux ne sont pas encore bien compris.
Comment franchir les obstacles à cette convergence ? : Le gouvernement veut absolument mettre en
place sous 18 mois la caisse unique de retraite pour que la réforme devienne irréversible. Si le
gouvernement dégaine le 49-ter, est ce qu’il ne faut pas se battre dans les syndicats pour qu’il y ait un
appel à la grève et s’y préparer de suite ? C’est là-dessus qu’on peut obtenir la convergence. Mais estce
un mot d’ordre plus fort que le retrait ?
La question des retraites pourrait être un dénominateur commun pour obtenir la mobilisation de
tous. Macron c’est l’aboutissement de 40 ans de politique où on détruit tout. Le cl2r pourrait servir à
construire cette unité qui manque. Pas de solution sur le levier de mobilisation. Le 49-3 peut
provoquer une secousse sociale. Le cl2r pourrait être un outil. Il faut un travail d’explication car la
mobilisation est encore très diffuse.
Comment remobiliser les personnes ? Macron a pris peur en décembre 2019. Il a demandé à la police
de protéger l’Élisée. Il faut aller au blocage du pays. Macron a décidé de passer par le 49-3 depuis le
début car il sait qu’il a le peuple contre lui. Le CN2R c’est national mais il faut mettre la même force
au niveau mondial.
Il existe dores et déjà un comité de liaison européen. En Dordogne, ce comité est celui de Périgueux.
On a reçu un message de soutien de syndicaliste habitant sur Thiviers. On pourrait faire un CL2R à
Thiviers….
On a tous le même constat sur la réforme des retraites. Mais on revoie toujours les mêmes
personnes. Les gens lambda comment on fait pour qu’ils viennent se battre ? La grève reconductible :
Enedis par ex a fait une grève perlée. On n’est pas dans la grève générale. Si les dockers se mettaient
en grève et bloquaient les containers, les centrales qui baisseraient la production…. Au contraire on
est dans un flou de bataille avec des blocages ici et là. En 95 le blocage des raffineries avait produit
l’arrêt des pompes. Le mot d’ordre « Non 49-3 » serait-il plus puissant que le mot d’ordre de retrait ?
Il faudrait camper devant la préfecture car c’est là le pouvoir.
Quel ingrédient manque pour faire prendre la mayonnaise ? Le 8 décembre c’est ensemble qu’il était
susceptible de faire bouger les choses. On n’a pas assez conscience de notre force. Ce qui a fait sortir
les gens c’est plein de choses à la fois qui se sont accumulées. Macron s’en fout. Son objectif n’est pas
le nôtre de manière irréversible. Il faut aller en résistance forte. En sommes nous capables ? Les
raffineries se sont fait défoncer par la police. Il y a la peur et l’« a quoi bon » qui peuvent faire
dégénérer vers le défaitisme. L’ADA de Toulouse des GJ devra ébattre sur jusqu’où on peut aller. Que
faut-il faire ? Retourner voir les députés ? Les jeunes pensent qu’ils n’auront pas de retraite. Donc il
faut y aller pour virer le système. L’expérience de RIC dans l’Aveyron : la population se déplace. Il faut
faire encore plus peur. Demain il y aura une manif à Paris des GJ devant l’AN. Faire tourner les appels
nationaux pour que les gens puissent suivre. On sent que les choses mûrissent. Il faut être plus
percutants.
Par où ça va passer ? « L’heure est à la révolution » devient une discussion fréquente. Pour la réforme
il y a deux lois (une actuellement en discussion et la deuxième organique sur la caisse unique) et le 49
ter ne peut s’appliquer que une fois par cession parlementaire. Ils y a de nouveaux appels à la grève :
universités à partir du 5 mars… Développement de la crise. Les municipales : le premier ministre se
présente au Havre, mais s’il se prend une bâche… La bourse affiche moins 10 % en 3 jours. Et
comment ils vont utiliser le coronavirus ? Manifs et rassemblements interdits ?
Il n’y a pas assez d’infos. Les gens dans la rue ne comprennent pas ce qu’est cette réforme. La
répression freine aussi le mouvement car les gens ont peur. Le port du gilet jaune refroidit les gens à
cause de la répression.
Même les institutions de l’État disent que les réformes sont mauvaises (retraite, loi Blanquer…). Ce
gvt n’écoute même pas sa propre administration. On n’a pas les 70% qui sont contre la réforme
retraite, dans la rue. Donc revenir sur les mots d’ordre. Le mouvement unitaire qui s’est créé en
Dordogne entre les enseignants, GJ, ENEDIS…. c’est ça qu’il faut généraliser. Mais ce collectif s’est
dissous pour problèmes de fonctionnement mais pas sur des divergences sérieuses et peut se
reconstruire.
La grève générale n’est jamais parti des syndicats mais de la base.
Les gens sont informés mais ils n’écoutent plus l’info officielle mais ne sont pas passé à l’information
qui vient d’en bas. Il y a toute la manipulation faite par le gouvernement sur la soit disant violence
des GJ donc les gens ont peur. Nous aussi on se méfie des gaz lacrymogènes, c’est du cyanure. Il le
font à Paris pour tester comment les gens réagissent. Le coronavirus permet de ne plus parler des
retraites. Manipulation mentale régulière. Ils parlent de ce qui les arrange.
Les choses ont du mal à se mettre en place : la répression, le chômage qui est une question centrale
et les conditions de travail. Les causes de non syndicalisation : la peur d’être marginalisé dans
l’entreprise, c’est pour ça que les grèves sont pas bien suivies (chômage). Le retrait c’est le mot
d’ordre syndical alors que les GJ étaient sur d’autres revendications. Pourquoi le mouvement de GJ a
pu fonctionner alors que celui sur les retraites n’a pas fonctionné ? Les députés LREM ne demandent
que ça le 49 ter pour les décharger de leur responsabilité. L’état d’urgence fait que la police fait ce
qu’elle veut.
Ce que je vois autour de moi c’est la démobilisation des gens. Beaucoup de jeunes qui ont peur des
violences policières, ne se projettent pas dans l’avenir. Ils sont contre la réforme mais ne bougent pas.
Ils n’y croient pas forcément. Et toute la désinformation. Et les gens ne sont pas syndiqués. j’ai été
déléguée syndicale seule pendant des années. Démobilisation des gens.
le gouvernement tape surtout sur les gilets jaunes et aussi sur les syndicalistes mais fait quand même
plus attention avec les syndicats.
Préfet, proviseur, procureur, police : ce sont les 4 P de la répression. Pourquoi pas créer un
mouvement qui regrouperait tout le monde sous une nouvelle forme ? Est ce que ça pourrait être un
appel du CN2R ? Il y a urgence. Les grévistes font grève par procuration. Les GJ se sont bougés car ils
n’avaient rien à perdre. Mais tous ceux qui ont une responsabilité et une fonction a préserver ont
peur.
Contre la démobilisation, il faut déconstruire ce qu’on nous assène : l’illusion que l’ont peut réussir de
manière individuelle. Pour la réforme retraite : la retraie c’est loin. Plus on est dans la précarité plus
on a de mal à se projeter dans le futur. Robespierre disait que l’homme indigent n’a plus la possibilité
de réfléchir à la cause de son indigence. Poids sur la grève car retrait de salaire aggrave la précarité.
La défense des acquis du conseil de résistance reste à faire et l’information est à faire là-dessus. IL
faudrait que les gens connaissent les enjeux et s’approprient leur histoire. Les profs ne sont pas
mobilisés contre la réforme des retraites mais plutôt contre la loi Blanquer. Il y aura des mobilisations
sporadiques qui poseront le problème de la convergence. Nous ne pouvons pas le décréter mais nous
sommes là pour nous tenir prêts quand les choses vont arriver. Les lycéens par exemple peuvent se
mettre en route.
Nous on est éveillés mais la population est inculte pour la plupart. Mais l’éveil peut se faire
rapidement.
Décisions :
1. Préparer la convention nationale des délégués CL2R du 28 mars :
◦ formuler une contribution résumée de la discussion de ce soir en y notant les
propositions faites, en particulier pour généraliser le processus CL2R au niveau
mondial, pour que le CN2R lance un appel national pour un regroupement des
forces…) (Jean-Louis s’en occupe et nous fait une proposition)
◦ mettre en place une caisse pour financer le voyage des délégués : pour
commencer : 34 € récoltés en fin de réunion
◦ élire les délégués : sont déjà candidats : Francis, Nathalie et Jean-Louis (actuel
délégué permanent au CN2R).
2. Transmettre à tous le texte constitutif du comité de liaison européen..(en PJ)
3. Prochaine réunion 20 mars à 18h même salle. Maison des associations
COULOUNIEIX.avec à l’ordre du jour entre autres : délégation de Dordogne le 28
mars et son financement.

 

20 mars 2020, réunion CL2R Périgueux 28 février 2020, réunion CL2R Périgueux