Comité National

de Résistance et de Reconquête

VAR

CL2R La Seyne

correspondants : Franck Servel

adresse mail : franck.servel@club-internet.fr 

11 décembre 2019, CL2R La Seyne

12/10/2019

11 décembre 2019, CL2R La Seyne

Vanina a introduit la discussion. Elle était déléguée du Var au Comité national élargi du 30
novembre, et a donc f ait le compte rendu de cette réunion :
Le 30 novembre 2019, je me suis rendue à Paris à la réunion de la délégation permanente du
Comité national de résistance et de reconquête élargie aux délégués des comités locaux, qui se
tenait à Paris, à la bourse du travail.

 

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Nous étions plus de 200 participants, un nombre plus important que prévu selon Melinda
Sauger, syndicaliste, qui présidait, avec d'autres, cette réunion.
Les dix interventions de délégués de plusieurs CNRR ont montré la diversité de la composition
des groupes (militants syndicaux, gilets jaunes, membres d'association et/ou de partis
politiques, personnes sans appartenance).
Cependant, malgré les diversités géographiques et de composition des groupes, les
préoccupations étaient les mêmes : comment s'unir pour lutter contre la politique mise en oeuvre
par le gouvernement actuel, comment se mobiliser pour la grève du 5 décembre, que faire pour
que les CNRR locaux se développent.
Dans le discours introductif aux prises de parole, Jérôme Legavre, du journal Informations
ouvrières a replacé les mouvements sociaux et ouvriers français dans un mouvement de révolte
mondiale. De même, la grève à partir du 5/12 s’inscrit à la fois dans ce mouvement national
commencé depuis plusieurs mois avec les GJ, la SNCF et les hospitaliers, entre autres : face à
ce gouvernement qui s'en prend à tout, il y a une aspiration du peuple à aller au choc. La
mobilisation, annoncée comme contre la réforme des retraites, est en réalité beaucoup plus
profonde.
Le mouvement des GJ, amorcé depuis un an, a fait souffler un vent nouveau sur le pays, qui
traverse aujourd'hui la classe ouvrière. Il y a une volonté très forte des travailleurs de contrôler
leurs mouvements, que l'on peut voir dans les services d'urgence, à la SNCF, dans le
mouvement des correcteurs du bac.
La mort récente par immolation d'un étudiant a mis en évidence la précarité de nos jeunes.
Dans tous ces mouvements, dont certains sont initiés par des gens n'ayant jamais manifesté ou
fait grève de toute leur vie, on a vu souvent une méfiance non pas vraiment face aux syndicats
mais plutôt par rapport à la crainte d'être enfermés dans des codes édictés par les syndicats.
Le développement ces derniers mois des CNRR locaux demande également à réfléchir sur une
organisation nationale plus efficace.
Axel, étudiant à la Rochelle, est le premier à prendre la parole. Son intervention sera
entièrement tournée sur la précarité et les difficultés de la condition étudiante : prix des
logements, diminution des APL, précarité et conditions difficiles du travail étudiant,
complications pour l'accès aux bourses, problèmes de santé physique et psychique. Les études
supérieures deviennent de plus en plus réservées à des personnes aisées. Et face à tous ces
problèmes, le gouvernement met en place un numéro vert !Tout cela laisse présager une
mobilisation massive des étudiants dans le mouvement à venir.
Didier, du comité de Capestang (Hérault). Notre comité, qui se réunit une fois par mois,
rassemble des GJ, des syndiqués, des militants et quelque élus municipaux sur des actions
communes. Nous participerons à la grève et aux manifestations à partir du 5 décembre, pour
laquelle nous avons déjà distribué plus de 6 000 tracts. Et nous souhaiterions créer des liens et
nous nourrir des initiatives des autres comités. Pour cela, une amélioration du site internet nous
semble indispensable.
Benjamin, du comité d'Angers, infirmier CHU et syndicaliste, nous donne un éclairage sur le
milieu hospitalier. Le quart des médecins hospitaliers est en grève, 140 à Angers. Il y a des
mouvements contradictoires entre ceux qui veulent la convergence avec les autres luttes, ce qui
est la crainte du gouvernement, et ceux qui préféreraient un mouvement « à part ». Le collectif
national inter urgences s'est constitué sans les syndicats mais avec la présence de syndiqués
pour préparer la grève du 5/12. Il est fondamental maintenant de « partir du bas » et de
désigner des comités de grève dans les services pour que la base contrôle la grève. L'unité de
tous les secteurs et la reconduction de la grève sont les bases de notre réussite.
Rollande, jeune retraitée éducatrice spécialisée, membre de la délégation permanente du
CNRR, intervient ensuite pour les comités de Haute-Savoie. Il y a 4 comités en Haute-Savoie,
qui sont des lieux d'échange pour se connaître, se comprendre et s'entendre en vue d'actions,
des points d'appui. Par exemple, des GJ sont allés tracter devant des écoles contre la loi
Blanquer puisque les enseignants n'en ont plus le droit, et des syndiqués sont allés tracter
devant des entreprises où des GJ étaient employés.
Alexis, du comité de Tours, « encadrant » sur une plate forme téléphonique : les salaires sont
misérables (1 200,1 300 euros/mois) et les travailleurs sont dans une grande précarité, à la
merci du moindre aléa. Avec une collègue GJ, on a monté une section syndicale, on s'est
présentés aux élections et on a gagné. On a alors découvert le monde de la négociation, c'est à
dire de la novlangue et du mensonge. Avec le comité, on a réalisé deux AG qui ont réuni 40
salariés malgré l'éloignement du lieu de réunion. Il y a une vraie colère contre la barbarie qui
s'installe. Je n'ai jamais connu un tel élan dans mon entreprise.
Christophe, GJ de Versailles, gardien de résidence. J'ai pour mandat de proposer l’émergence
de comités de grève locaux. Notre comité rassemble des GJ, des syndiqués, des membres du
POI et de la FI et d'autres personnes. Nous GJ avions une grande méfiance vis à vis des
syndicats et la rencontre avec des syndiqués qui sont venus nous voir nous a permis de
comprendre ce qu'étaient les syndicats. Il faut une vraie convergence pour le 5, il faudrait aussi
une organisation des CNRR pour rassembler les informations et créer plus de réseaux.
Jean-Baptiste, GJ de Versailles, enseignant. La répression est énorme, les gens sont mutilés,
et ont peur d'aller en manifestation. Pourtant, le 5, beaucoup vont faire grève pour la première
fois de leur vie. Ce n'est pas Macron le problème, c'est tout le système qu'il faut changer. Et on
ne gagnera pas si l'on ne conjugue pas nos actions avec les problématiques de
l'environnement.
Jean-Marc, du comité de Rouen, responsable syndical dans l'enseignement. Libérer la parole,
c'est libérer la force. On vit une situation exceptionnelle que je n'ai jamais vue dans toutes mes
années de syndicalisme. Il faut arrêter la guerre sociale, le 5 n'est pas une journée d'action mais
le premier jour d'une grève longue. La question est comment s'organiser après le 5. Les comités
peuvent être des pivots entre les différents mouvements et organisations pour rassembler
toutes les forces. La colère est immense face à ce gouvernement.
Gaylord, de Compiègne, GJ depuis le 17 novembre 2018. Le problème, ce n'est pas tant
Macron que le système. Les syndiqués, ce sont nos frères de lutte. On a organisé des
maraudes qui ont été interdites par la mairie de Compiègne, des nettoyages de la nature, en
expliquant aux gens que normalement ce seraient nos impôts qui devraient servir à ça. Le 5
cela doit être une convergence générale. Mais il y a beaucoup de craintes, les gens encore peu
engagés ne savent pas forcément que c'est reconductible, et ne réalisent pas les mensonges
médiatiques. Moi je me bats pour tout le monde. On pourrait par exemple envisager une
autogestion des caisses de retraite.
Emma, du comité de Pantin, syndicaliste dans l'enseignement. Notre comité rassemble des GJ,
des syndicalistes, des membres du POI, des salariés de différents secteurs. Il y a plusieurs
obstacles à la grève et à la reconduction notamment. Le texte présenté par le FSU de mon
département ne fait aucune mention des GJ, souligne que les salariés ne croient plus à l'action
collective et qu'il y a des alternatives à la reconduction après le 5 (temps forts). D'un autre côté
un collègue « stylo rouge » qui est allé manifester avec les GJ, a été gazé et, asthmatique, a
failli en mourir. Loin de le décourager, il s'est encore plus engagé dans la lutte. En AG, la lecture
de la lettre de la directrice d'école qui s'est suicidée a déclenché des réactions de « plus jamais
ça ». Cette réaction s'est étendue aux problèmes des enfants qui dorment à la rue. Mais on ne
sait pas encore si notre action du 5 sera reconduite le 6 et après.
Elena, du comité enseignant de Paris. Notre comité s'est réuni le mercredi 27/11 pour faire le
point sur les nombreuses AG dans plusieurs dizaines de lycées et collèges de Paris. Des
contacts ont été établis avec des écoles primaires. Des reconductions sont déjà prévues. Le 5,
plus de 300 écoles seront fermées à Paris.
René, du comité d'Aix en Provence, responsable syndical hospitalier. La discussion
d’aujourd’hui, c'est comment se fédérer. Ceux qui sont « en haut » cherchent à faire du 5 une
journée d'action « en soi » mais ce n'est pas le désir de ceux de la base. Il est urgent de nous
fédérer à un niveau national pour fédérer nos débats et nos décisions.
A la fin de ces interventions, la parole a été reprise par Jérôme Legavre pour une conclusion
des débats. Il faudrait pouvoir réunir au niveau national des délégués des comités car une
grande force s'en dégage. La proposition est faite de soumettre à la discussion de chaque
comité local la tenue début mars 2020 d'une convention nationale de délégués des comités,
désignés sur un mandat donné par leur comité. La discussion doit se mener dans chaque
comité pour recueillir les idées et les points de vue sur une organisation possible.
Les CNRR locaux sont totalement investis dans les événements actuels, jouant le rôle de pivot,
lieu de discussion, d’échange, de décision d'actions communes.
Extraits d es échanges (non exhaustifs) :
- Le compte rendu est révélateur de la situation actuelle, sur le « comment fédérer ? ». Le
soufflet des GJ est retombé, parce qu'il y en a marre des marches. Il faut donc aller à des
actions de blocage comme demain à l'arsenal. Mais il faut le nombre, et proposer d'autres
actions.
- Je suis enseignant au collège George Sand. Nous avons un noyau dur de quatre grévistes
tous les jours, soit 20 % de l'effectif. Le 5 décembre, il y avait 100 % de grévistes, un peu moins
le 10 décembre. A quatre, on se sent isolés. Il y a donc besoin d'avoir cette organisation
interprofessionnelle. Nous avons été voir les cheminots, nous avons participé à leur AG, avec
sept enseignants. Nous avons mis en place un comité de grève, en adoptant une motion, mais
le terme comité fait débat. Certains disent « vous voulez diriger la grève » ! On propose une AG
interprofessionnelle lundi 16 sur le parvis de la gare, en invitant les finances. Il y a besoin
d'organisation.
- Le CLRR est un comité politique. Il faut échanger pour répondre à ces interrogations. Au
sommet, le gouvernement est térrifié, il est fébrile. Mais nos directions syndicales, aussi, elles
ont peur de perdre le contrôle de la grève. Il va y avoir des opérations de division, avec les
anars, etc. Sur la question du comité de grève, c'est un débat. J'ai reçu le mail d'une déléguée
FSU qui combat le mot d'ordre de « retrait de la réforme » et les comités de grève. Elle a peur
d'une « jaunisation » du mouvement. Cette question est le coeur de la situation. A quoi sert le
comité de grève ? Il nous faut une organisation pour gagner.
Edouard Philippe, dans son discours, explique que le régime universel permet de sortir de la
logique des statuts : c'est clair ! Il faut qu'on explique ça, et les « tiré à part » d'Informations
ouvrières donnent ces éléments aux travailleurs, il faut les utiliser.
- Il y a un truc extraordinaire, Martinez dit depuis plusieurs jours qu'il faut le retrait de la réforme.
Il est obligé, c'est une bagarre qui vient de la base. Même Berger dit que le premier ministre a
franchi la ligne rouge avec l'âge pivot à 64 ans. Les liens de Macron avec le fonds de pension
Black rock ressortent maintenant, montrant à tous que la réforme par points va pousser à la
capitalisation.
J'ai proposé un comité de grève aux finances publiques. FO et Solidaires n'étaient pas d'accord
et en ont fait un point de rupture. On n'a pas voulu faire exploser l'AG. La volonté que ça ne se
fasse pas, ça vient de plus haut. Mais il y a volonté d'aller au combat. Ainsi, dans une réunion
départementale de militants CGT, si certains disaient qu'il faut prendre le temps de préparer les
temps forts, d'autres répondaient « il faut la grève ».
- En 68, les comités de grève ont fonctionné. Je m'aperçois qu'en haut, ça bloque.
- Ces AG communes, ça se fait parce qu'il y a un CLRR. On se connaît. Ca apporte de
l'expérience en plus. Les grévistes se rassemblent devant l'arsenal, même si certains dirigeants
syndicaux disent « je n'y envoie pas mes syndiqués ». Oui, il faut prendre possession de notre
mouvement. Le CLRR a permis ces jonctions.
- Aujourd'hui, le responsable de la CGT Educ qui avait combattu la mise en place du comité de
grève dans son établissement, à Bonaparte, après quelques jours de fonctionnement, dit que
c'est bien, parce qu'il a permis d'augmenter le nombre de grévistes !
- La question des comités de grève est fondamentale pour que les gens s'approprient leur
mouvement. C'est comme ça que la conscience augmente. Martinez dit « retrait » parce qu'il est
poussé par la base, il faut continuer, mais contrôler les dirigeants.
- Ca ramènerait de la confiance envers les organisations syndicales. L'an dernier, avec le
mouvement des cheminots et la grève deux jours sur cinq, il y a eu des cartes rendues.
- Je suis syndicaliste à l'arsenal et je n'ai jamais connu de comité de grève : c'est l'intersyndicale
qui pilote le mouvement, mais cela commence à changer, il y a la volonté des travailleurs de
contrôler leur mouvement. Par exemple, une assemblée générale devait se tenir au lendemain
de la grève du 5, le vendredi 6 décembre à 7 h devant la porte Castigneau. 200 présents, mais
les dirigeants syndicaux ne prenaient pas la parole, pour tout dire ils hésitaient à proposer la
reconduction de la grève. Un groupe emmené par le syndicat Sud s'est placé devant la porte
d'entrée de l'arsenal, et les 200 ont suivi pour bloquer, parce que la position des salariés, c'était
de poursuivre la grève. Le responsable de la CGT arsenal a alors pris le micro pour dire « vous
avez décidé de reconduire la grève, c'est bien ! »...
- En parlant avec les gens aujourd'hui, je trouve que dans la tête, on est GJ. Mais il faut se
démarquer de ce qui s'est passé : c'est la grève contre la réforme des retraites.
- Dans les GJ, il y a beaucoup de syndiqués. Cela fait un an qu'il y a le mouvement des GJ, et
lundi matin, à 4 h, devant l'entrée de Pizzorno, il y avait autant de GJ que de syndiqués, il ne
faut pas les oublier.
- Il faut rassembler entre nous les informations. Le CLRR doit aider à ça, échanger sur ce qui se
passe à Bonaparte, à l'arsenal. Le cadre international marque la situation. On parle de « gilet
jaunisation ». Les GJ donnent le la du point de vue de la méthode, qui correspond au moment.
Les dirigeants capitalistes veulent détruire toutes les conquêtes de 36 et 45. Les GJ ont dit
« stop ! », et « il faut dégager le système ». C'est ça qui est à l'ordre du jour. Ce qui nous unit
dans le CLRR, c'est le contrôle par en bas, parce qu'on veut que ce soit la base, qui rejette
toute cette politique, qui contrôle. Pour emporter ces positions, il faut être plus nombreux au
CLRR, préparer les assemblées générales. Il faut noter que l'intervention d'Edouard Philippe,
l'intervention de Berger l'a détruite, avec la poussée de la base.
- Le rôle du CLRR, c'est l'endroit où se rencontrent les militants CGT, FO, GJ... Nous jouons un
rôle. Samedi dernier, c'est une première, le responsable de la CGT a donné le micro aux GJ. Le
rôle politique du CLRR permet de dépasser les obstacles.
- En 1998, pendant la grande grève de l'arsenal, il y avait des AG avec tous les syndicats. La
CFDT avait essayé d'orienter le vote, mais c'est la base qui a dit non ! Je ne désepère pas, ça
partira de la base.
- Il y a une jaunisation de la conscience dans la lutte. On la retrouve dans les comités. A
l'assemblée des assemblées (ADA) de GJ de Montpellier, il y a eu le vote de l'appel des GJ à
rejoindre la grève à partir du 5 décembre. Mais cela n'a pas été simple. Dans les organisations
syndicales, il y a une forme de bureaucratisation. Ca peut exister aussi avec les GJ ! Dans
l'ADA, certains, dont des syndiqués, ont permis d'élaborer l'appel au 5, contre la volonté des
organisateurs de l'ADA. Ca correspond à ce qu'on discute dans les CLRR, à une volonté de
convergence.
- Il y a des GJ dans plusieurs pays. En France, au départ, 70 % de la population soutenait les
GJ. 70 % de la population soutient également la grève contre la réforme des retraites ! Il y a un
climat particulier en France, comme dans le monde. Les peuples veulent gérer leurs affaires, et
reconquérir leurs acquis, avec le mot d'ordre « système, dégage ! » Nous étions 1 500 à
Aubervilliers pour le meeting internationaliste du 30 novembre, c'est important de le faire dans
cette période.
- Le mouvement social, ça appartient au monde du travail, aux organisations syndicales. Je
n'entends pas la nécessité de faire des comités de grève parce qu'il n'y a aucune tension entre
les syndicats. Même les réformistes réagissent. L'analyse de la CGT se confirme. Peut-être que
dans le Var, les passerelles GJ / syndicats ne se sont pas faites, c'est vrai, mais pas dans les
Bouches-du-Rhône.
Mon problème, c'est comment on va durcir le mouvement pour bloquer le pays. Tous ceux qui
sont dans le mouvement sont les bienvenus, sauf peut-être le RN. Je ne partage pas l'idée que
le gouvernement a peur. Ils y vont à fond. Mais les réactions sont unanimes contre le projet de
réforme, donc il faut renforcer le mouvement. La réaction de Berger, c'est un levier.
- Pourquoi les collègues ne sont pas encore avec nous ? Parce qu'ils n'ont pas confiance, ils ont
peur d'être trahis. Le comité de grève, ça peut aider ces personnels, ce n'est pas contradictoire
avec les organisations syndicales.
- Le mouvement appartient aux travailleurs, et je mandate les organisations syndicales pour ce
mouvement. C'est un outil que j'utilise.
- Je suis contre la réforme, bien sûr. Mais je vois plus loin que la réforme des retraites. Le
mouvement, je pense qu'il n'appartient pas qu'aux organisations syndicales, mais à la
population en général. Il faut faire péter le système, être tous dans la rue. Dans mon
organisation syndicale, il y a ceux qui veulent ouvrir, d'autres moins.
1,5 millions de manifestants, ce n'est pas assez. Il faut peut-être dépasser nos organisations,
même si on a besoin de nos syndicats. Le comité de grève, peut-être que le nom fait peur. Il
faudrait parler de collectif ? En tout cas, il faut ouvrir.
Relevé de décisions :
- Rédaction d’un compte rendu de cette réunion, relu et éventuellement amendé par les
participants avant diffusion plus large, et communication au site du CNRR
(www.cnrr2018.sitew.fr).
- Accord des participants à la réunion pour préparer une convention nationale de délégués
début mars 2020
- Poursuite de la campagne financière du comité, y compris avec la vente de calendriers 2020
- Echange des informations sur les points de blocage, rassemblements, etc. dans le cadre de la
grève pour le retrait de la réforme des retraites par points
- Prochaine réunion du CLRR à définir. On fait circuler ce compte rendu pour élargir le CLRR.

 

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4 mars 2020, réunion du CL2R La Seyne 10 octobre 2019, réunion CL2R LA Garde