Comité National

de Résistance et de Reconquête

VAR

CL2R La Seyne

correspondants : Franck Servel

adresse mail : franck.servel@club-internet.fr 

10 octobre 2019, réunion du CL2R de La Seyne

10/09/2019

Comité Local de Résistance et de Reconquête (CLRR)
La Seyne – Jeudi 10 octobre 2019 :

 

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11 militants se sont réunis : syndicalistes CGT et FO,
militants LFI et POI, gilets jaunes
Un membre du CLRR a introduit la discussion :
Il est revenu brièvement sur la présentation du Comité National de Résistance et de
Reconquête (CNRR) des acquis de 1936 et 1945. Acquis collectifs qui sont massacrés à grande
échelle, Macron ayant décidé d'aller jusqu'au bout de ses plans, y compris avec la violence : 22
gilets jaunes ont perdu un oeil.
Informations ouvrières est le journal du POI, mais aussi « Tribune libre de la lutte de classe » : il
ouvre ses pages aux discussions et aux contributions de la délégation permanente du CNRR,
comme cette semaine avec l'adresse au Comité européen de liaison, qui regroupe des militants
des pays d'Europe, les GJ ayant donné des idées aux travailleurs dans plusieurs pays.
Il y a la crise à l'échelle internationale, avec le mouvement révolutionnaire en Algérie, la crise à
Hong Kong, en Espagne, Italie, avec le Brexit... Une révolution, c'est quand en haut ils ne
peuvent plus gouverner comme avant, et en bas, on ne veut plus être gouvernés comme avant.
En France, les mobilisations se multiplient : urgences, à Rouen, avec l'accident de Lubrisol, où
le peuple veut la vérité, aux finances publiques, contre la liquidation des 42 régimes de retraite.
Les principaux syndicats de la RATP ont décidé la grève illimitée à partir du 5 décembre, si le
gouvernement s'entête. Ce n'est pas un nouvel appel à une journée d'action saute-moutons !
D'autres secteurs les rejoignent, et disent : pourquoi pas nous aussi à partir du 5 décembre ?
Mardi, 50 militants de 9 organisations étaient présents au rassemblement à Toulon pour la
libération de Louisa Hanoune. C'est un élément de résistance aussi. Engageons la discussion.
Extraits des échanges (non exhaustifs) :
- « Hier, j'étais au rond-point de Bandol. Il y a un grand rassemblement prévu sur Paris, et une
autre date pour bloquer Marignane. Il y a des actions, mais que faire pour gagner ? Est-ce que
ce type d'actions ne va nous mettre la population à dos ? »
- « De toutes les façons, quelles que soient les actions, ça va gener du monde. Mais il y a un
enjeu contre les privatisations, comme la campagne de signatures pour Aéroport de Paris. »
- « Plusieurs syndicats de la RATP ont décidé d'appeler à la grève à partir du 5 décembre pour
le retrait de la réforme des retraites, mais au début, il n'y avait pas la CGT. C'est sous la
pression de la base que la CGT les a rejoint quelques jours après. Il y a d'autres prises de
position. Aujourd'hui, on apprend que les confédérations CGT, FO, avec FSU et Solidaires,
appelleraient à la grève le 5 décembre, mais pas à partir du 5 décembre. Comment faire pour
gagner ? C'est à ces problèmes que sont confrontés les travailleurs, discutons-en pour aider à
les régler. ».
- « C'est le problème des dirigeants des organisations qui sont sous la pression des
gouvernements et de l'Union européenne. Il faut des syndicats, mais les gens n'ont plus
confiance. »
- « Si les syndiqués ne sont pas contents, pourquoi ils ne partent pas ? »
- « Le syndicat fait partie des conquêtes, et à la base, les syndiqués sont sincères, et cherchent
à se défendre. Après, il faut changer les dirigeants. Il y a des congrès. Et certains peuvent être
virés ou démissionner avant les congrès ordinaires, nous avons eu l'exemple avec Le Paon à la
CGT ou Pavageau à FO. Quitter les syndicats ? Macron est d'accord avec ça, il veut affaiblir les
syndicats pour casser toutes les conquêtes. »
- « Il y a la grève des urgences. 255 services sont en grève. Elle est animée par un collectif, les
syndicats sont amenés à suivre. La base veut en finir avec le système capitaliste, de plus en
plus. Macron voudrait faire des syndicats des partenaires associés à la politique
gouvernementale. Dans les syndicats, il y a bagarre entre ceux qui veulent résister et ceux qui
accompagnent. Donc il ne faut pas être anti-syndicats, il faut se bagarrer de l'intérieur. »
- « Les GJ ne veulent pas des dirigeants qui accompagnent, mais ils veulent l'unité avec la
base. »
- « Il y a de quoi être déçus des organisations syndicales. Certains dirigeants ont peur du
Rassemblement national, et pour eux, il faudrait donc sauver le soldat Macron ! Il y a des
déserts syndicaux énormes. Certains arrivent même à proner la décroissance dans cette
société où personne ne trouve son compte.
Il faut réussir à agréger toutes ces forces, ces travailleurs avec leurs OS, leurs GJ... Le CLRR a
ce but. Il faut travailler aux convergences, au plan internationale avec le Comité international de
liaison et d'échanges : la prochaine rencontre fin novembre à Paris réunira des délégations de
70 pays alors qu'il y en avait 52 il y a peu. Quant au CNRR, il y a une réflexion sur une initiative
nationale dans les mois à venir. »
- « Il y aura le meeting internationaliste le 30 novembre. Le but n'est pas d'avoir des grandes
discussions, mais de voir comment on fait pour gagner. Sur la grève à partir du 5 décembre
pour le retrait de la réforme des retraites, est-ce qu'il y a des prises de position là où on est ou
pas ? »
- « Il y a une bataille engagée pour défendre le service public aux finances publiques. Le
gouvernement a décidé de liquider le système fiscal français. En intersyndicale, l'objectif est le
retrait du plan. Il y a la volonté de se défendre chez les agents. Mais l'intersyndicale nationale a
décidé une montée à Paris pas la même semaine que le congrès de l'Association des Maires de
France, alors qu'on cherche l'unité avec les élus contre les fermetures de trésoreries ! Au
bureau de mon syndicat, nous allons discuter de la grève à partir du 5 décembre. »
- « A EDF, le plan Hercule est en cours, pour découper EDF en plusieurs parties. Le PDG
voulait en finir en 2019. Les syndicats ont dit « retrait du plan », sinon, nous lançons une grève
à partir du 17 novembre. Finalement, le PDG a dit « on verra après les municipales »... C'est là
qu'on voit l'intérêt d'avoir des directions syndicales offensives, en accord avec la base. Si
Martinez et Veyrier disaient ensemble « on appelle à la grève générale, à bloquer le pays », ça
serait entendu. »
- « La retraite par points, c'est une question commune à tous les salariés et retraités. En Suède,
où ils ont mis en place la retraite par points il y a plusieurs années, un retraité à témoigné qu'il a
perdu 700 euros. Les retraités en France seraient touchés aussi, avec la possibilité de baisser
la valeur du point. Dans mon organisation syndicale de retraités, on a discuté, et j'ai dit le mot
d'ordre, ce n'est pas « une autre réforme est possible », mais d'abord « retrait de la réforme
Delevoye », et la banderole de mon syndicat porte cela aujourd'hui. Et les deux militants qui ont
permis d'obtenir cela, ils sont au CLRR. »
- « Nous ne sommes pas d'accord avec la politique du gouvernement. Mais nous ommes là
pour construire une riposte commune, pas pour aménager le capitalisme. Prenez la lettre de
l'Assemblée Populaire Citoyenne de Toulon : à force de vouloir mettre tout le monde d'accord, il
n'y a pas une revendication ! Je comprends le sens de leur initiative, la recherche de
convergences. Mais il faut aborder les problèmes qui empêchent de gagner. »
Relevé de décisions :
- Rédaction d’un compte rendu de cette réunion, relu et éventuellement amendé par les
participants avant diffusion plus large, et communication au site du CNRR
(www.cnrr2018.sitew.fr).
- On poursuit le travail pour l’unité et les convergences, en prenant en compte la grève
annoncée à la RATP et dans plusieurs secteurs pour la grève à partir du 5 décembre.
- On poursuit la campagne pour la libération de Louisa Hanoune, et la campagne financière et
les inscriptions pour le meeting du 30 novembre (1 300 € pour les 18 billets de train). 80 € sont
versés le jour de la réunion, et une militante qui n'a pas pu venir au CLRR s'inscrit au meeting,
ce qui fait 13 inscrits à ce jour.
- Informations ouvrières est le support des discussions des CLRR. Un participant s'abonne, une
autre achète le numéro de la semaine.
- Prochaine réunion à définir

 

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10 octobre 2019, réunion CL2R LA Garde 24 septembre 2019, réunion du CL2R La Seyne