Comité National

de Résistance et de Reconquête

13 février, réunion CD2R17

02/12/2020

CD2R17
Comité Départemental de Résistance et de Reconquête des acquis de 1936 et 45
Compte-rendu de la réunion du 13 février

 

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Nous étions 34 présents dont des syndicalistes de la CGT, de FO et de SUD, des Gilets jaunes, des militants de la France Insoumise, du Parti de Gauche, du POI et de la Libre Pensée (11 camarades étaient excusés).
A l’intention de nouveaux participants, un rappel de ce que sont les CNRR et CD2R a été fait (voir en annexe au verso).
Une brève analyse a lancé la discussion : à ce jour le mouvement social en cours depuis des mois (Gilets jaunes, grèves et blocages à partir du 5 décembre) n’a pas débouché sur une grève générale mais la résistance demeure puissante et diverse. Le mot d’ordre de RETRAIT de la réforme est maintenant acquis et majoritaire dans le pays. Les grèves se poursuivent (enseignement, avocats, santé) ou se préparent : transports, Universités-Recherche, interpro, etc.
Le gouvernement traverse une crise inégalée que les « chantiers » qu’il met en oeuvre ne pourront qu’aggraver (bac, assurance-chômage, statuts, …). Sa seule réponse est la répression accrue qui atteint maintenant les plus jeunes. Cependant, signe de faiblesse devant la mobilisation des enseignants, des parents d’élèves et des lycéens : le ministre Blanquer a annulé la sanction contre 14 lycéens de Valin.
Nous nous sommes félicités de la libération de Louisa Hanoune, responsable du Parti des Travailleurs algérien et membre du Comité International de Liaison et d’Echange. C’est une victoire du peuple algérien et de la solidarité internationale à laquelle nous avons participé.
La discussion a été soutenue (23 interventions) :
- Qu’allons-nous pouvoir faire pour empêcher la loi et les ordonnances de passer avant l’été ? Il faut une grève générale.
- Les manoeuvres pour ralentir et diviser sont réelles aux niveaux local et national, mais cela n’arrête pas le mouvement.
- Pour le moment, à Saintes, les cheminots se limitent eux « temps forts » mais restent déterminés, ils estiment qu’avec leur cagnotte ils peuvent tenir jusqu’en juin. La privatisation de la SNCF en cours est inacceptable à leurs yeux. Certains s’interrogent : les dirigeants font-ils le nécessaire pour que tout le monde soit dans la grève ensemble.
- Plusieurs intervenants affirment leur volonté et la nécessité de l’action unitaire notamment avec les étudiants, contre ceux qui veulent l’émietter.
- Il est souligné la nécessité d’intervenir aussi dans la vie locale, notamment au sujet des PLUI où priment des enjeux financiers, à propos de l’installation des éoliennes ou encore sur le plan local d’alimentation.
- C’est un mouvement en profondeur qui pose la question de l’organisation de notre société et pour le moment il se développe de façon positive. Par son intransigeance, Macron exacerbe les contradictions. Il ne peut pas lâcher car il est à cette place pour défendre le capital financier en crise. Mais nous non plus ne lâcherons pas et
à un moment donné, une goutte, un évènement fortuit peut faire déborder le vase, nous sommes dans une situation prérévolutionnaire.
- L’assemblée croupion de la Vème République examine le projet de loi. Si Macron a recours au 49.3, il révèle qu’il est en situation de faiblesse. L’illusion de démocratie se dissipe aux yeux de tous. Des économistes conseillent au gouvernement d’abandonner le projet, Larcher (Président du Sénat) dénonce son amateurisme.
- Si on est capable de réaliser l’unité, on trouvera les outils. Notre arme, celle des travailleurs, c’est la grève, il faut tout faire pour l’organiser, aller à l’essentiel. Il faut mettre la pression sur tous les représentants, maires, députés. A l’Université notamment, il faut obtenir des négociations.
- Les Gilets jaunes occupent toujours leur rond-point le samedi. Un GJ présent invite les participants à aller à leur rencontre pour les soutenir.
- Certes Macron est là pour ne pas lâcher, mais on peut le faire lâcher, il faut continuer, continuer.
- Des appréciations diverses sont portées sur les candidats aux municipales mais il est dit qu’il n’appartient pas au CD2R de prendre position sur cette question.
- En quittant la salle un retraité de l’enseignement présent pour la première fois déclare « Cela fait chaud au coeur d’avoir entendu ce qui s’est dit ce soir ».
Des décisions sont prises :
- Diffuser ce compte-rendu par Internet et tout autre moyen.
- Envoyer un article au journal Informations Ouvrières.
- Désigner 5 délégués du CD2R17 dont 1 du CLRR de Saintes à la convention nationale du CNRR le 28 mars à la Bourse du travail de Paris. Les 4 premiers délégués sont désignés à l’unanimité. Plus de 250 euros sont d’ores et déjà collectés dans la réunion pour financer leur déplacement.
- Organiser la prochaine réunion du CD2R avant la convention nationale, dans la seconde quinzaine de mars.
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Qui sommes-nous ?
Le CNRR
Le Comité National de Résistance et de Reconquête des acquis de 1936 et 1945 a été constitué le 14 octobre 2017. Ce n’est pas un nouveau parti ou une nouvelle organisation syndicale. Sans se substituer aux organisations existantes, il rassemble des militants (syndicaux, politiques, associatifs, Gilets jaunes, etc.), regroupés dans ce cadre large pour la défense des acquis de 1936 et 1945, pour aider à organiser la résistance et la reconquête.
Les CD2R et CLLR
Répondant à l’appel du CNRR, des comités locaux et départementaux se sont constitués. En Charente-Maritime, il existe un comité local à Saintes (CL2R) et un comité départemental (CD2R). Ils ont permis et permettent des échanges libres et fraternels entre militants, travailleurs, citoyens profondément attachés à la défense des droits et acquis sociaux, quels que soient par ailleurs leurs engagements personnels.

18 février 2020, réunion du CL2R d'Annemasse 29 janvier 2020, réunion CL2R Bassin d'Arcachon