Comité National

de Résistance et de Reconquête

11 décembre 2019, réunion CL2R Paris 5ème

12/10/2019

Compte-rendu du CLRR 5ème 11.12.2019

 

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Myriam :
Je suis étudiante à Paris 4, Militante à l'Unef, membre de la 4ème internationale, et membre de ce comité. Au
vu de la situation politique actuelle, qui est inédite pour nous les plus jeunes, on a décidé de reconvoquer
cette réunion, précocement, par rapport à la date décidée, pour avoir une discussion politique pour voir
comment agir et avoir un maximum d'efficacité politique. Ça fait deux mois que la date du 5 décembre est
pointé par les syndicats de la RATP, que des syndicats de différents secteurs l'ont rejoint, de différents
groupes, etc. l'ont rejointe. Mais la grève actuelle c'est bien plus que la réforme des retraites, chez les
enseignants c'est contre la réforme Blanquer, chez les étudiants contre la précarité. Et donc, c'est toute une
politique de Macron qu'on tend à faire reculer. C'est une grève qui a bien marché, ça ne s'est pas arrêté au 5
décembre. Dans nos facs par exemple, et chez la SNCF c'est 70% de grévistes ce qui est énorme. On est dans
une situation très chaude qui peut bousculer pour faire reculer le gouvernement sur ces réformes.
Dans le milieu étudiant, on a pas mal d'obstacles, comme la grève des transports. A la SORBONNE, à Paris
1 et paris 4, on a des centres qui sont fermés administrativement. Soit on ne peut pas accéder aux centres, soit
on ne peut pas parler à des étudiants. Du coup, il y a une sorte de dispersion des luttes. L'organisation
concrète au niveau de notre fac, pose problème à mon sens et elle n'est pas des plus efficaces. Mais est-ce
qu'on peut faire mieux ? Plus ? Personnellement je suis à court à d'idée. Et c'est par la discussion qu'on
trouvera les moyens d'avancer sur la situation.
Olivier :
Personnel CNRS, syndiqué à la CGT, je suis en grève depuis le 5. Je pense reprendre demain et aprèsdemain
et puis repartir sur trois jours de grève la semaine prochaine. Le service est fermé depuis jeudi, ce
n’est pas sans avoir emmerdé les chercheurs ce qui est une grande fierté. J’ai d’ailleurs appris que certains
d’entre eux avait eu un comportement exécrable avec mon collègue aujourd’hui même, allant jusqu’à lui
reprocher sa position de gréviste des jours précédents. J’ai découvert avec effroi les tentatives de division
grotesque que propose le 1er ministre, alors que sur le fond il n'y a rien qui change. Si on tient bon, il y
a vraiment des chances qu’ils plient.
J’ai lu dans la presse deux articles du monde. Le premier qui encensait le secrétaire de la CFTD, le second
était une tribune accordé aux économistes qui avaient proposé cette prétendue réforme. Ils parlent du projet
de réforme à point : « au départ ce projet est une véritable cathédrale... qui veulent renouer avec le comité de
résistance ». J’ai eu un haut le coeur. A l’ENS, on s’est constitué en comité de mobilisation depuis le 2, on a
convoqué une AG, et on en réunit une autre vendredi 06 pour reconduire la grève. On était 150 à partir jeudi
et encore 80 à partir en manif hier.
Corentin :
Etudiant à Paris 4
Par rapport à comment s'organiser avec la fermeture des facs. Si l'objectif est de massifier le mouvement, ce
n'est pas dans les facs qu'on va y arriver du fait de la grève des transports. Donc, je pense que c'est dans les
comités de quartier que ça se passera. Il s'agit de faire en sorte des AG de quartier, et pas seulement aller
dans les AG des salariés. Mardi on a fait un départ de la fac de Clignancourt, on est allé faire un passage au
dépôt de Clignancourt et les travailleurs étaient contents. C'est le genre d'action commune qu'on peut faire.
Les diffusions de tracts auprès des travailleurs de notre AG. Et aussi aller à toutes les AG interfac quand on a
les infos etc. Et dès que les transports reviennent, s'ils reviennent, il faut en profiter pour massifier dans les
facs pour pas que la mobilisation retombe.
Par rapport, aux mots d'ordre. Je crains que s'ils retirent la réforme des retraites, je crains que tout retombe. Il
y a une métaphore : depuis des années, notre camp social c'est la métaphore les gens qui s'entrainent pour le
tennis individuel, un coup elle envoie le coup à gauche, un coup à droite et on court dans tous les sens. Donc,
il faut prendre la raquette et aller de l'autre côté du filet et défoncer la machine. On n'a plus le temps,
notamment à cause du réchauffement climatique.
Gille :
Employé à Sorbonne Université, je suis magasinier, catégorie C, et je suis syndiqué à la CGT. Rien n'a
changé depuis 25 ans dans le discours, on reste toujours avec la même logique : « travailler plus pour gagner
moins ».
Ou ils retirent ce projet de retraite et les jeunes sont toujours dans la merde, ou ils le gardent et les jeunes
sont toujours dans la merde. Donc, si les vieux disent : on a gagné, les jeunes se retrouvent seuls. Il y a
malaise dans tous les pays du monde, le capitalisme est une machine qui s'emballe et comment les choses se
règleront, et à quel prix ? Je n'aimerais pas être jeune aujourd'hui.
Bernard :
Il faut s'organiser aussi dans le lieu où on habite. S'il faut attendre 1h30 pour aller dans une réunion, c'est
difficile. La question de la grève jusqu'au retrait a été discutée longtemps. Evidemment, il faut que les choses
soient reconduites. On décrète ça au début, mais après on continue. La grève ce n’est pas la manifestation, la
grève c'est ce qui bloque le pays, on ne peut pas le réduire aux gens qui sont en manif. Ce n’est pas la même
chose pour les étudiants et les salariés, voter la grève tous ensemble. A l'université il faut qu'on se soutienne,
mais il ne faut pas s'empiéter les uns sur les autres. Les personnels ne peuvent pas faire de blocus comme les
étudiants peuvent le faire. Il faut se coordonner mais empiéter les uns sur les autres.
Gauvain (agrégation philosophie) :
Etudiant à Paris 4, préparation à l'agrégation, je connais la difficulté des étudiants et je parle aussi à des
jeunes chercheurs. Je suis d'accord théoriquement : la myriade de problème ne s'arrête pas à la réforme de
retraite. Et même si Macron saute, qui on met à sa place ? On remettra un autre pantin à sa place, si le
système actuel perdure. Et comment fait-on pour que le dépassement du capitalisme ne s'arrête à un rêve ? Et
la question de la réforme des retraites est un moyen pratique pour faire reculer Macron. Il faut tenir les
deux bouts, se battre et se structurer de manière à obtenir le retrait de la réforme des retraites (qui
est un objectif parlant au plus grand nombre), et préparer le dépassement du système tout entier, en
s'assurant que les structures et les réseaux que nous mettons en place y soient aptes – profiter de la
grève comme un outil de politisation.
Au niveau électoral, LRM ne risque rien, il n'y a plus le PS etc. il n'y a que le FN. Comment faire pour qu'on
commence dès maintenant à se structurer ? La grève doit ouvrir ces perspectives.
Benoit :
Enseignant à l'université d'Evry, et syndicaliste à la CGT.
On vit une période assez importante, la grève a prise et c'est la plus grande grève au moins depuis 2003,
voire même 95 et en 95 ils avaient fait reculer le gouvernement Juppé. Toutes ces lois libérales, détruisent la
sécu, etc. Macron est un pistolet à un coup, mais l'eau se rapproche dangereusement de la poudre. Et si
Macron recule, sur la question des retraits, on ouvre la porte. Comment on gagne ? Les journées d'action on a
vu ce que ça a donné à la SNCF, il y a deux ans. C'est bien la question de la grève reconductible qui est la
question.
Ce matin j'étais à une réunion interprofessionnelle. Un mec de la CGT, le responsable CGT du 91, disait qu'il
fallait tout consacrer sur le 17. Mais, qu'est-ce qu'on fait entre ces dates. Chez les étudiants, les questions ne
se posent pas de la même manière. Dans ma fac, les étudiants ont fait un blocage de deux heures, et tous les
personnels ont pris ça de manière positive surtout les CDD qui peuvent pas faire grève. Et après ils sont allés
ensemble en manif, même si c'était une petite manif.
Angéline :
Etudiante à Paris 4
A chaque fois qu'on essaye de se réunir, de massifier, à la Sorbonne, on se rend compte que c'est compliqué.
Mais, on est au moins entre une 30aine et au moins 150. Et à chaque fois, on essaye de se réunir. C'est une
vraie force vive qui réessaye. Et je pense que toute cette forme doit être ici, au CLRR.
Aujourd'hui on est 20, mais si demain on était 50, les choses se posaient différemment. La tâche qui nous est
donnée, est historique. Dans tous les continents c'est dur, il y a des gens se battent et qui meurent. On est des
50aines ici et là, à se battre.
Aujourd'hui, j'étais à Jussieu, il y ait une réunion interpro, prof/étudiants, avec les mêmes questions,
comment on fait, etc. ? Il y a eu la question de poser une AG à Jussieu avec un temps plus long pour que
l'info circule. Et il y eu aussi l'idée de rejoindre les cheminots. Mais les cheminots disent que le meilleur
soutient c'est la grève qui s'étend. Et demain, il y a Blanquer, on sera là et on montera aux cheminots, qu'on
est avec eux. Parce que Blanquer, et tout ce gouvernement c'est pareil.
Et donc, il faut qu'on se donne nos contacts, pour que tous ceux qui sont là, on soit ensemble pour frapper
ensemble. En ce moment dans la mobilisation, il faut réunir toutes les forces, pour ne pas s'arrêter au retrait.
Jean-Pierre :
Militant de la CGT, ESPCI
Aujourd'hui, dans mon école, on fait des réunions mais on n’en est pas encore à faire grève. J'ai écouté
Olivier et il disait « comité de grève ». A une réunion, il y a eu une intervention pour réunion ESPCI et
l'ENS. La grève est le moyen de faire reculer Macron. Donc, s'il y a un comité de grève à l'ENS, il faudrait
qu'il y ait des comités pour qu'on les fasse connaitre et on peut passer par le CLRR.
Contre le capitalisme. Les circonstances ont fait que Macron et Delavoye sont démasqués comme les agents
des fonds de pensions. Le retrait de la réforme, c'est contre le système capitalisme, c'est complètement lié.
Par rapport aux problèmes politiques qui existent, même si dans les AG on se bagarre contre la grève. Les
confédérations ont publié un communiqué hier. Le communiqué parle de retirer le projet de réforme, mais il
est aussi écrit tout de suite après : on est pour des négociations sans préalables. Il n'y a donc pas le préalable
du retrait de la réforme. C'est compliqué pour eux, parce que ça pousse à la base, et Martinez était obligé de
dire grève jusqu'au retrait. Dans le même communiqué, on a deux sources contradictoires : la base qui pousse
qui est pour le retrait et l'autre, c'est le retrait des organisations qui sont pour négocier. Donc, la question des
AG et des comités de grève pour contrôler, ça me paraît fondamentale.
Gali :
Instit retraité, syndicaliste à FO
Si on fait reculer Macron sur les retraites c'est la brèche ouverte. C'est pour ça que beaucoup se battent pour
que la grève ne soit pas entendue. Par exemple, hier, on était 230 à l'AG des instituteurs de Paris, et la
discussion était sur la première motion proposée l'AG des grévistes, avec l'intersyndicale, se prononce
pour la grève jusqu'au retrait, quel que soient les propositions E.Philippe. Il y a eu discussion et
certains représentants syndicaux ont proposé de mettre "seront mobilisés jusqu'au retrait" à la place
de "grève jusqu'au retrait". Ce n'est pas anodin. Et après, on a eu d'autres syndicats qui ont dit : mobilisé
JUSQU AU retrait. Et ce n’est pas anodin. La question de la grève est essentielle. On n'a jamais eu un
mouvement aussi fort, qui n'est pas seulement chez les cheminots, mais aussi dans le privé, dans les
raffineries, les ports. On nous parle temps fort : 17 décembre, en janvier. Mais c'est maintenant que ça se
joue. On apprend qu'à Jussieu il n'y a pas de date d'AG convoquée, on est dans l'attente des temps forts. Et
chez les étudiants, on a un problème effectivement puisque les présidences bloquent.
Et avec le CLRR. Comment aider pour soulever les obstacles, notamment les directions syndicales, parce
que les directions politiques sont déjà disqualifier ? Et comment on fait pour organiser une forme politique
pour continuer. Et comment fait-on pour organiser une force politique pour aider les travailleurs à
aller jusqu'au bout? Proposition de se réunir à nouveau la semaine prochaine ou juste après les
vacances afin de faire le point de la situation et poursuivre notre discussion
Hubert
Cheminot retraité, syndicaliste FO :
Le pourcentage de gréviste dans ma direction de l'ingénierie de la SNCF, pour la grève actuelle, est
le double de celui qu'on a connu lors de la grève contre la loi ferroviaire. Ce que veulent les
cheminots, c'est faire céder Macron sur sur les retraites, et, parce que c'est la pièce centrale de son
dispositif d'attaques contre la Sécurité sociale, contre tous les acquis de 36 et de 45, c'est le faire
reculer sur tout ce qu'il veut détruire. Le faire céder sur les retraites, c'est s'opposer à leur
amputation destruction pour nous les anciens et pour les jeunes, c'est s'opposer à l'ubérisation, à la
précarisation.
Les étudiants : vous avez raison. Cherchez les moyens, organisez-vous. Les cheminots, on s'est fait
avoir avec la réforme ferroviaire. Au 1er janvier 2020, il n'y a plus d'embauche au statut. C'est la
mise en place de la privatisation. Parce qu'il y a eu des obstacles internes, et il y en a encore
aujourd’hui. Les dirigeants cheminots de la CGT et de la CFDT, ont imposés la modalité 3 jours sur
5 de grève contre la loi ferroviaire. Ce faisant, ce sont eux qui fixaient les dates de grève et
d'assemblées. Les AG des grévistes ont été dessaisies de leurs prérogatives de décision et se sont
vidées. La grève, au bout de 3 mois, a pu alors être cassée. Et c'est ce qu'ils essayent de faire
aujourd'hui, avec les « temps forts » qui ne relèvent pas de la décision des grévistes. Ce sont les AG
qui doivent décider. Organisez-vous.
Gauvain :
Militant UNEF, membre CNRR, membre Ivème international
Je pense qu'il faut aller sur les dépôts pour bloquer parce que les travailleurs ne peuvent pas le faire. Mais le
problème c'est que si tous les étudiants déjà mobilisés, vont dans les comités locaux, personne ne mobilisera
les étudiants qui ne le sont pas encore. On peut toujours allez tenir des tables, etc. devant les résidents crous,
les restos crous, etc. Je pense qu'en tant qu'étudiant, il faut aller convaincre les étudiants, il faut bien mettre
notre énergie là où il faut.
La grève ne peut pas s'arrêter au retrait de la réforme, il faut commencer à faire circuler l'idée que la grève
c'est aller plus loin. Et ça pose la question de penser à l'après, de commencer à poser la question de solutions
concrètes : comment on s'organise. Assemblée constituante : je lâche ça comme ça. La majorité des gens ne
voudront pas aller faire la grève s'il n'y a pas de perspective. Si aujourd'hui macron démissionne, on n'est pas
prêt pour l'instant.
Il y a une brèche aujourd'hui avec la réforme de retraite, il faut appuyer dessus. Mais, évidemment, il y a
aussi la question écologique, qui peut être aussi une brèche. L'écologie n'a pas encore mobilisé autant que la
réforme des retraites.
Corentin :
Le capitalisme qui va s'effondrer par lui-même, j'y crois pas. On est dans la 6ème extinction de masse
aujourd'hui. C'est pour ça que quand on parle de chute du capitalisme comme un vieux rêve, je pense que
non, c'est une nécessité !
Les élections, etc. Je pense que la classe bourgeoise, se fiche que Macron se représente ou pas, de toute
manière il y aura un autre pantin à la place.
Je pense que pour sortir de cette situation, de cet état, de ce système, c'est la question de la légitimité : c'est
au moment où les assemblées, les comités de grèves, seraient plus légitimes que les assemblées nationales,
etc. il faut continuer que à étendre les grèves et les comités de sortes à ce qu'ils soient plus légitimes que le
système actuel ;
Est-ce que après 95. La question de la réforme des retraites qui seraient les vannes... J'ai peur qu'on s'arrête
comme en 95. Pour qu'on voie plus loin parlons de grève générale, etc.
Il y a des jeunes qui veulent se réunir mais c'est ceux qui se sont mobilisés pendant la loi ORE. Il y a deux
ans, il y a une massification des gens mobilisés. Mais là, la grève des transports, est arrivée avant qu'on se
massifie dans les facs. Ce n’est pas suffisant la mobilisation des étudiants. Je trouve que c'est pour l'instant
un échec.
On parlait du contexte international : par rapport aux GJ, on a 1000 prisonniers fermes. Donc on a aussi nos
prisonniers politiques.
Et demain, à 9h il y a Blanquer qui vient à la Sorbonne, ce serait bien qu'il n'y ait pas que les étudiants.
Ce qui est importants sur les dépôts... Ce qui soulage les travailleurs en grève, c'est qu’eux ont une pression
hiérarchique et pas nous, donc ils attendent vraiment un soutien de noter part. Par rapport aux résidences
Crous, je pense que c'est le 3ème axe sur lequel il faut travailler.
Gille :
On se réunit partout, on discute, mais on a le nombre. Et quels sont nos moyens par rapport à leur. On n'a pas
de caisse de résonnance, on n'a pas de poids sur les gens, donc ces moyens il faut pouvoir les inventer. Et
déjà avoir les contacts les uns des autres, c'est une base. Les moyens c'est capital. Et on peut les compenser.
Donc, on peut avoir des petits projets, des gens qui feraient des radios qui permettraient de toucher plus de
monde, de mini clip. Il y a une possibilité de visibilité sur internet et c'est à utiliser.
En 95, on était content que ça passe. Et avec les gouvernements successif, ils ont rogné progressivement, on
se retrouve aujourd'hui avec un mec qui nous dit qu'on a besoin de se gaver. Et on le voit sur la question des
vaccins, avec lesquels je ne suis pas d'accord.
On 'avait un moyen : arrêter de payer nos impôts. Et ils l'ont anticipé. Parce qu’eux payent des gens pour ça.
Le monde qu'ils vous préparent est juste intolérable, je n'ai jamais vu cette union sacrée. Maintenant, on peut
se parler d'égale en égale aujourd'hui. On va tous être très pauvres, qu'on soit étudiant ou salarié à la RATP.
Je ne sais pas si les gens voient les choses, mais il faudra que ça bouge. Ils ont eu très peur avec les GJ, il n'y
avait l'hélico prêt à partir.
Tom :
Étudiant à P4, syndiqué à l'UNEF, militant à la IV
On assiste à une situation différente : pendant la loi ORE, on avait beaucoup d'étudiant et peu de personnels.
Aujourd'hui c'est différent. Hier, j'ai tenté une diff' devant Jussieu, mais les 50 qui me les ont pris : c'était 40
personnels et 10 étudiants. Donc, on assiste à quelque chose : soit les étudiants n'en ont rine à faire, soit ils
ont peur. Μ
Il faut bien calculer ce qu'on fait. Avec les GJ on a vu qu'on pouvait s'organiser tout seul. Mais, l'échec ont
mis un coup de mou à pas de mal de gens : si les GJ ont pas marché, qu'est-ce qui marche. Il ne faut pas
montrer qu'on échoue trop, sinon ça va déprimer les gens.
Résistant ce n’est pas assez fort : on est dans une guerre. On est dans une guerre qui tue. Quand on aura
exclu Macron, il y en aura un autre. Comment on fait nous ? Déjà, entre la gauche on est divisé ? L'union
sacrée, on en besoin. Si demain, l'extrême droite appelle à la manifestation, on fait quoi ? A aucun moment je
n'ai envie de m'allier avec eux, avec les mecs d'extrême droite, des flics, etc. Soit on va dans les locaux de la
police pour s'armer nous-mêmes, soit on combat dans la même direction qu'eux.
Il ne faut pas minimiser les marches pour le climat. Mais, je pense juste qu'il faut juste allier l'écologie et la
question de la retraite. L'humanité s'éteindra avant la fin du capitalisme.
Alice :
Etudiante à Paris 4
Le problème : les étudiants en grève ça ne marche pas, et aujourd'hui on ne va pas à la fac parce qu'on nous
en empêche. Comment on fait tourner ça en notre faveur. Aujourd'hui, à 9h ils ouvrent les portes, et ils ne se
passent rien. Il aurait fallu se dire peut-être : au moment où il ouvre les portes, on entre et on dit, c'est nous
qui décidons. On a l'impression qu'on met la liberté à leur service. Donc, en tant qu'étudiant, comment on
finit par dire : c'est nous qui décidons, à quel moment on va à l'école, à quel moment on sort, etc. A la
Sorbonne, il y a juste 4 gars avec des papiers et si on arrive à 100, je ne suis pas sûre qu'ils puissent grandchose.
La réforme des retraites, c'est un tremplin, et je pense que moi qui 24 ans, je verrai bien plus
d'extinction de masse avant ma retraite. Et chez les étudiants, la retraite ne semble pas prendre. Et si on fait
une relation avec l'écologie, on peut convaincre les étudiants. Et donc, est-ce qu'il faut entrer ou sortir de nos
universités ?
Bernard :
La situation mondiale, n'était pas 95. On n'est plus en 95. Dans tout le monde, ça grouille : il y a la Bolivie,
l'Espagne, l'Algérie, etc.
Il y a l'idéologie, et les faits. Il y a deux mois, j'ai dit attention, on va voir qu'il y a des gens inattendu qui
vont rejoindre le mouvement et on a vu les pompiers arriver. Les pompiers
Soumya unef paris IV et IV
Question des crous, bonne idée d'y aller. Comités de quartiers aussi. Mais on n’a pas de moyens, même pas
pour les tracts. Dans le dernier IO, j’ai vu qu’un comité avait pris en charge des impressions des tracts, est-ce
que le comité peut participer à cette organisation / imprimer des tracts ? Via Jussieu ?
Sur la sorbonne, vraiment un problème les fermetures de portes. Le fait que Blanquer vienne prend un peu
d'ampleur, les gars de Jussieu font passer. Un gros rassemblement suivi d'une AG ? Discussion ç à avoir avec
les syndc pro pour l'ouverture de la fac. On n'a pas à se caler sur leur rythme. Les gilets jaunes ne sont pas
morts, après un an, ça continue à exister. Il faut continuer dans ce sens-là.
Olivier – Clôture :
Il ne faudra pas s'arrêter au seul retrait du projet sur les retraites. Plusieurs ? Autres. Les plus jeunes y
compris dans le syndicat de la recherche, la question vient après bien d'autres choses pour les retraites. Peu
de salariés mobilisés. Si on ne parle pas de quelque chose de concret et clair les gens ne viennent pas. Les
anticapitalistes sont là, il faut amener les gens un peu plus mou. Il faut que nos AG grossissent en nombre, il
faut les amener à venir, et ce qui permet ensuite de présenter nos idées et pourquoi est-ce que seul un monde
non-capitalisme est le mouvement viable. Sinon on va rester entre nous.
Myriam – Clôture
Problème de l'action, de ne pas juste enchaîner l'AG et se revoir trois jours plus tard. Impatience qu'on a tous
à en finir. Renverser le capitalisme. On rentre chez nous on est dégoûté parce que ce sera un jour de plus
sous le capitalisme. Question de comment on agit au centre. Ne peut pas se régler à 20 dans un café. On doit
la discuter pour faire avancer le problème et arriver à une solution. On doit s'organiser à plus que 20 dans le
cinquième, etc. Et avoir une discussion qui amène à ce que la confiance et la volonté d'agir pour arriver à un
changement s'intensifie et s'accentue. On reste diviser sur la question des étudiants, ils s'en foutent ou pas ?
Je ne pense pas qu’ils s’en foutent. Question de la désorganisation du mouvement. On a perdu plein de mecs
à cause de ça. Ils n'ont pas totalement tort. Leçons à retenir, combat au sein même des étudiants mobilisés, et
la discussion doit se poser là, rigoureusement, comment est-ce qu'on fait, question de pratique concrètes.
L'idéologie est importante mais là on est tous d’accord, c'est sur des questions d'application que le débat
continue. Le débat peut se régler rapidement, mais c'est des questions qu'on doit régler. Déserter les facs et
aller seuls sur les dépôts, entre étudiants mobilisés ? Les étudiants qui ne sont venus qu'en AG et qui n'ont
pas la conviction profonde n'iront pas. Diminue l'action des étudiants. C'est pour cela que la question de la
réunion dans nos facs se pose, tous se tirer vers le haut vers l'action, vers le plus efficace pour faire tomber le
capitalisme. Je réaffirme la nécessité de se réunir en dehors des guerres de chapelles, prendre nos
responsabilités, il faut y aller pour faire tomber le capitalisme. C'est avec cette volonté là qu'on doit arriver
au rassemblement demain, avec des prises de paroles, la question de l'action, il faut y aller et se demander ce
qu'on fait pour être efficace. A chaque fois qu'on se réuni. Même dans une AG à 20, qu'est-ce qu'on fait pour
être efficace, pour être 400, faire grossir les formes de réunions.
Conclusion sur un pt de vue organisationnel.
Réunion avant Noël ?
18 intervenants sur 19 participants, quand est-ce qu'on peut avoir le compte rendu ? Dans la nuit de ce soir.
Comité de résistance et de reconquête, en capacité de distribuer des tracts. Pose le problème d'avoir du fric et
que les camarades en fonction de leur moyen alimentent une caisse. Faire connaître au comité de grève de ?
Demain matin un tract du CRR qui appelle à manifester chez Blanquer.
Est-ce qu'on se revoit avant les vacances ? La semaine prochaine, dans 10 jours ? Problème de la salle. Une
salle à 40 euros, on se partage les frais. La date mercredi 18 à 18h
37 rue rue de Tournefort Métro Censier.

12 décembre 2019, réunion CD2R17 à La Rochelle 11 décembre 2019, CL2R La Seyne