Comité National

de Résistance et de Reconquête

30 janvier 2019, réunion du CL2R Indre-et-Loire

01/29/2019

Notre prochaine réunion, à laquelle nous vous invitons, le mercredi 30 janvier prochain (18h30 passage Chabrier à Saint Pierre des Corps), nous permettra d’avancer en échangeant nos points de vue dans la résolution de cette question.

 

 

I

NVITATION
Cher camarade,
La situation générale a évolué rapidement depuis notre dernière réunion. A l’échelle internationale, la perspective
d’une nouvelle crise financière de grande ampleur est considérée comme de plus en plus probable par de nombreux
économistes. Dans le même temps, en France, les entreprises du CAC 40 ont versé la somme record de 57 milliards
de dividendes à leurs actionnaires. Les projets de suppression d’emplois et de fermetures d’usines se succèdent les
uns aux autres.
Ceci n’empêche pas, malgré les obstacles que sont la politique des directions des organisations la résistance ouvrière
et populaire de s’amplifier. Le mouvement des gilets jaunes, (ouvrier, employés, souvent syndiqués, chômeurs,
salariés en contrats précaires, jeunes...) qui a succédé à celui des cheminots, ne s’effondre pas. La réponse du
gouvernement combine tours de passe-passe, propagande et répression féroce, sans dévier malgré son
affaiblissement, de sa trajectoire. Le grand débat de Macron a un objectif intégrer encore plus les directions des
syndicats, les syndicats ouvriers à tout les niveaux à la mise en oeuvre des contres réformes, en particulier le projet de
retraite par point, mère de toute les contres réformes au compte du capital qu’il représente.
Les nombreux appels des syndicats qui se prononcent clairement contre le grand débat tel celui des « URIF CGT
FO FSU Solidaires considèrent que le « grand débat national » avancé par l’exécutif comme la réponse
démocratique à la crise actuelle n’a en réalité pour seul objectif : le légitimer afin de l’aider à poursuivre sa
politique de casse sociale. En ce sens, les organisations syndicales n’ont pas à participer au « grand débat
national ».
« ... pour des dizaines de milliers de militants ouvriers qui n’acceptent pas, préserver les organisations syndicales,
sauvegarder leur indépendance, pour qu’elles jouent leur rôle, est un enjeu majeur, une question clé dans toute la
situation. » (appel du 10 novembre)
Le mouvement des gilets jaunes, beaucoup d’entre nous y participe, interroge les syndicalistes. Il les interroge quant
à son organisation, quant à ses modes d’action et quant à l’intensité de l’engagement de ses participants. Il les
interroge aussi quant à ses limites, aux contradictions qui le traversent et quant à ses possibilités d’évolution. Par
son organisation par en bas, sa détermination à garder le contrôle de ses actions et revendications il pose clairement
la question des directions syndicales qui font obstacle. Des initiatives sont prises par des militants syndicalistes pour
faire la jonction comme vient de le faire l’UD CGT dans le Cher ce samedi.
Dans ce contexte, en quoi peut consister l’action du comité de résistance et de reconquête des acquis de 1936 et
1945 ? Dans le numéro 535 d’Informations ouvrières, un militant déclare : « Bien entendu, il faut organiser la
résistance … Mais aujourd’hui, pour mener à bien ce combat politique, il faut ouvrir une perspective politique ».
(Copie jointe). Cette une des questions qui se pose à tous. Comment peut on la traduire en acte?
Comme le dit la lettre d’invitation de la délégation permanente :
‘’Que va-t-il se passer maintenant ? Nul ne peut le dire. Une chose est certaine : la situation s’est
profondément modifiée. Dans cette situation, toutes les questions politiques sont posées par le surgissement de
ces milliers de travailleurs, de jeunes. C'est l'exigence d'en finir avec les politiques au service du Capital
financier menées dans le cadre des institutions de la V° République, hier par les gouvernements de gauche
comme de droite, aujourd'hui par Macron et son gouvernement... Les militants qui se réunissent dans les
CRR, quelle que soit leur appartenance politique ou syndicale, d’une manière ou d’une autre, sont impliqués
dans les processus en cours.’’
« Face à la contre-révolution, au basculement complet de société que le capital financier et Macron à
son service voudraient imposer, la défense des acquis de 1936 et de 1945 constitue le point de départ d’un plan de
sauvegarde de la classe ouvrière et de la civilisation. » ((appel du 10 novembre)
Notre prochaine réunion, à laquelle nous vous invitons, le mercredi 30 janvier prochain (18h30 passage Chabrier à
Saint Pierre des Corps), nous permettra d’avancer en échangeant nos points de vue dans la résolution de cette
question.
Tours le 17 janvier 2019
Hervé Rigault, Jean Marc Bouchet membres du comité national de résistance et de reconquête

 

30 janvier 2019, réunion du CL2R Paris 18 25 janvier 2019, réunion CL2R Agglo Bordeaux