Comité National

de Résistance et de Reconquête

16 septembre 2019, réunion dun CD2R du 92

09/15/2019

Compte rendu du CD2R du 92
La discussion a été introduite par une camarade du POI et un camarade de la France Insoumise.
Chacun a souligné l’importance du mot d’ordre d’abandon du projet Delevoye et du maintien des
régimes existants. Si les journées de grèves appelées à différents jours se multiplient, la grève
puissante de la RATP a montré à quel point les salariés veulent se battre pour faire échec au projet
du gouvernement. Le camarade de France Insoumise s’est interrogé sur la position de la direction de
France Insoumise qui ne propose aucune initiative sur les retraites.

 

 

Deux militants du SNES-FSU sont intervenus pour expliquer les difficultés auxquelles ils sont
confrontés.
Quentin : « Il n’y a pas de tract sur les retraites. Je vais devoir faire un tract tout seul. Quand on parle
des retraites, les collègues réagissent. On va y perdre, c’est marqué dans le rapport Delevoye. Et dans
le même temps, le plus gros syndicat de profs ne fait rien. J'ai demandé à mon syndicat ce qu'on
sortait sur les retraites. On m'a répondu que c'était trop tôt, que les collègues étaient sur la loi
Blanquer et la réforme du bac. Mais j’ai vu que sur Facebook, les Stylos rouges appellent au 21
septembre. »
Marine : « L’année dernière, on s’est battus. On a mis 70% de mon petit lycée en grève, dans
l’académie de Poitiers. On a fait nos propres tracts. Un préavis de grève a finalement été déposé. Il y
avait une vraie fracture entre la tête et les sommets des syndicats. »
Quentin : « Oui et les collègues ont besoin de se sentir protégés. Quand le syndicat majoritaire est là,
ils se sentent protégés. Quand j’ai participé aux AG des correcteurs l’année dernière, les collègues
étaient rassurés par le fait que le SNES était là. »
Marine : « C’est comme le gouvernement qui est censé nous représenter mais qui mène une
politique qui va à l’encontre de l’intérêt général et qui profite aux investisseurs. Des arguments
fallacieux sont employés pour faire, en réalité, des économies et pour privatiser le service public.
Mes amis aux rectorats me disent que chaque année, les moyens baissent et ils doivent faire pareil
avec moins. Aux urgences, c’est la même chose. La médecine, aux urgences, ne tient que grâce aux
étudiants qui font 80 heures par semaine.
La grande arme du gouvernement, c’est la consultation. C’est une vaste blague. En Sciences-éco, on a
été consultés pour le programme. Quand l’APSES (Association des Professeurs de SES) a demandé
quel traitement a été fait des données, le ministère comme les IPR n’ont pas su répondre.
On a obtenu quelque chose seulement les fois où on a foutu le bordel. Au lycée, tous les personnels
administratifs ont été réquisitionnés pour faire les surveillances, les parents d’élèves aussi mais
personne n’en a parlé. Il faut se réapproprier l’opinion publique. Les gens ne se mobilisent pas car ils
ne sont pas informés.
On est désolidarisés. Il faut remobiliser et créer des comités comme celui là partout. On a pas tous
les mêmes stratégies mais on a les mêmes besoins, notamment des services publics. »

 

 

16 septembre 2019, réunion CL2R Libourne 12 septembre 2019, réunion CL2R Sud Gironde