Comité National

de Résistance et de Reconquête

Invitation à la réunion nationale du 10 avril 2021

Invitation à la réunion nationale des délégués des Comités Locaux de Résistance et de Reconquête (10 avril 2021)

Invitation à une réunion nationale des délégués des
comités de résistance et de reconquête (CNRR)
Samedi 10 avril de 14h à 17h
Que ce soit dans nos comités de résistance ou dans chacune des discussions individuelles, ou encore dans les remarques glanées à l’ombre du couvre feu, une clameur s’exprime à bas bruit : ça ne peut plus durer !
Le couvre-feu à 18h00, sorte de confinement qui ne dit pas son nom, la fermeture des universités et l’enfermement de fait des étudiants, des lieux de culture, l’arrêt brutal de la vie associative et de la vie « tout court » n’ont rien à voir avec la lutte contre une épidémie : c’est la réponse des gouvernements et des états à la vague de révolte mondiale que nous avons connue ces dernières années, et qui va s’exprimer à nouveau quand les digues céderont.
Même le groupe parlementaire LREM commence à se fendre avec des députés qui critiquent publiquement la prolongation de l'état d'urgence, et le porte parole de l’ONU est obligé de reconnaître ce que nous savions depuis de longs mois : « Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et ad opté des mesures d'urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des ONG. » L’état d'urgence est utilisé pour tenter de museler de paralyser les travailleurs et leurs organisations.
Tout ceci a un contenu social : avec les destructions d'emplois dans le privé et les suppressions de postes dans le public, le gouvernement utilise toutes les formes possibles pour satisfaire les plans des multinationales et des milliardaires. La recette est inflexible, que ce soit avant l’épidémie de covid, ou pendant : suppressions de lits et de postes pour l'hôpital et l'école, déréglementation du travail et des droits sociaux. Supprimer des lits en temps normal c’est inhumain, mais en temps d’épidémie c’est criminel ! « Fusion » et « modernisation » sont les nouveaux mots employés pour dissimuler la réduction des ressources matérielles et humaines dont la population a besoin. L’épidémie de covid que le gouvernement ne fait rien pour enrayer, le scandale des masques, des tests, et maintenant des vaccins, la fusion des hôpitaux Bichat Beaujon avec suppressions de postes à la clé qui sert à peu près à tout, est utilisée pour légitimer un durcissement autoritaire dans le seul but de contenir l'exaspération et limiter l'expression des revendications.
Pourtant, la peur et les diversions diffusées à longueur de journée par les relais médiatiques du gouvernement ne parviennent pas à étouffer complètement le ras le bol, le refus et la défiance : 300 soignants étaient devant l'hôpital Beaujon contre la fusion avec Bichat, des jeunes se réunissent et exigent avec leurs professeurs la réouverture des universités, des enseignants se mobilisent contre les fermetures de classes et le saccage du Bac, des centaines de manifestations s'enchaînent depuis novembre contre la loi Sécurité Globale, contre toutes les mesures liberticides, contre les décrets sur le fichage. Depuis quelques jours, étudiants et intermittents du spectacle occupent les théâtres partout sur le territoire pour exiger l’ouverture immédiate des lieux de culture. Et ils ont raison !
A l’opposé, on ne peut pas dire que les dirigeants syndicaux cherchent à allumer la mèche ou à pousser pour que cela s' étende : se contentant de déclarations, sans bruit, ils restent de marbre, terrorisés comme les autres à l’idée d’une révolte qui leur échapperait. Alors même que dans les organisations, les militants veulent en découdre avec le gouvernement et cherchent l es voies de l’action pour le faire reculer sur ses mesures liberticides comme sur l’ensemble de sa politique réactionnaire.
Dans le cadre large des comités de résistance et de reconquête, se retrouvent côte à côte et s’organisent des militants ouvriers, de s syndicalistes d’origines et d’appartenances diverses, des gilets jaunes , des élus . Nos comités font partie de tous ces segments de résistance et cherchent à les renforcer. Les réunions en présentiel sont un élément important de cette résistance pour lutter contre l'isolement et consolider la confiance. A ce stade, il n'y a pas de débordement ni de contre l'isolement et consolider la confiance. A ce stade, il n'y a pas de débordement ni de coagulation, mais ce qui monte est bien la volonté de faire sauter le verrou de l'état d'urgence qui coagulation, mais ce qui monte est bien la volonté de faire sauter le verrou de l'état d'urgence qui permettrait de s'organiser.
Dans ces conditions, des tas de questions se posent à nous : comment aider ?
Par la discussion ? Oui, pour aider à prendre confiance, et mettre le doigt là où sont les problèmes.?
Par l’action ? Oui, car nous avons aussi besoin d’agir, même s’il ne s’agit pas de croire qu’une action à notre initiative entraînerait mécaniquement tout le monde.
Notre force n’est--ce pas de chercher en chaque occasion à se saisir de tous les fils possibles pour organiser l’expression du combat contre cette mécanique infernale, pour préserver les conquêtes et en reconquérir d’autres, à commencer par notre liberté ?
Des discussions ont lieu : les élections pourraient--elles être l’occasion d’en dégager certains, relais actifs de la politique de Macron ? Peut--être, mais n’y a--t--il pas là quelques limites ? Attendre la présidentielle ? Mais, sans écarter cette échéance, peut--on répondre cela aux étudiants, aux artistes, aux paysans, aux catégories en voie de paupérisation, hier encore plutôt à l’abri ?
C’est sous le signe de la libre discussion, de notre capacité à être audacieux et respectueux de être audacieux et respectueux de toutes les sensibilités de nos comités, que nous proposons une réunion nationale des délégués des comités locaux de résistance et de reconquête samedi 10 avril de 14 heures à délégués des comités locaux de résistance et de reconquête samedi 10 avril de 14 heures à 17 heures. Faute de mieux, elle aura lieu en visio--conférence. Elle permettra de faire un point d’étape sur toutes les initiatives en cours prises par les comités.
Mais dès que les conditions seront réunies, nous organiserons une grande réunion nationale du CNRR à Paris, si possible dès juin 2021.  Nous invitons tous les comités à s’y préparer, notamment en amplifiant et en généralisant les réunions des comités au plan départemental.
Pour tout contact : : cnrr2017@gmail.comcnrr2017@gmail.com